Terre et fondation ; Isaac Asimov (1986)

Publié le par M.L.

Terre et fondation ; Isaac Asimov (1986)

Trevize Golan est celui qui décidera de l’avenir de la galaxie toute entière. Il opte pour Galaxia, une expansion de Gaïa (une planète pensante où chaque chose est reliée entre elle.) Mais il ne connait pas les raisons de son choix (et le livre commence ainsi). C’est pourquoi il décide de quitter Gaïa pour retrouver la Terre, planète de leurs ancêtres. Mais toutes les données indiquant sa position ont été supprimées. Golan est persuadé que cela cache quelque chose.

Il s’aide de légendes avec l’aide de Pélorat qui en est le spécialiste. Joie, la compagne de Pélorat et être de Gaïa, les accompagne pour les protéger. En effet elle a la capacité d’influencer les esprits. Son aide est cruciale.

            Malheureusement on dit que la Terre est radioactive. Trevize Golan ne veut pas y croire. A-t-il raison ?

            Voici pour la petite histoire.

            Je ne vais pas faire quelque chose de formel pour cet article. N’étant pas spécialiste de ce genre d’univers (ce doit être le deuxième livre de science fiction que je lis dans ma vie), je ne vais pas rentrer dans de grandes analyses. Je vais plutôt faire quelque chose de personnel en donnant mon avis. Je tiens à insister sur le fait qu’il s’agit d’un avis extérieur aux fans de science fiction.

            Le livre regorge de termes techniques. Je dois dire que mes pauvres connaissances dans le domaine me permettent de les comprendre mais pas de vérifier s'ils sont exacts ou non. Peut-être raconte-t-il n’importe quoi.

            Le livre commence par une longue discussion sur Gaïa et ses particularités. Les choses sont répétées, comme si l’auteur voulait être sûr que l’on comprenne. Comme il s’exprime correctement nous comprenons. Cela sonne donc plus comme une répétition assez lourde. Bien entendu, je n’ai pas lu les précédents livres, ce qui explique peut-être pourquoi je pense ça.

            Joie et Golan s’affrontent dans de longs débats, mais trop souvent les mêmes. Les arguments sont pratiquement toujours identiques ; on tourne en rond (grosses critiques en tant qu’élément extérieur à cette littérature que je peux faire ici : la répétition.) Ces sujets sont : la liberté individuelle (si la Galaxie devient Galaxia les êtres humains n’auront plus cette liberté que chérit tant Golan. C’est ce qui le gène le plus dans cette histoire) ; l’homme comme être suprême ; la possibilité de choisir qui – ou quoi – peut mourir ou non selon la morale…

            Je dois avouer que ce dernier sujet est développé d’une manière très intéressante. Surtout que la morale n’est pas la même d’une civilisation à l’autre : laquelle est la plus juste ?

            Les personnages en eux-mêmes ne sont pas exceptionnels. Ils n’ont pas une personnalité particulière qui les rend uniques ou ce genre de chose. Nous ne pouvons pas nous familiariser avec eux dans le sens où nous nous voyons en eux. Je dois dire – pour ma part – que la puissance du livre ne se trouve pas dans les personnages mais dans l’évolution et la construction de la trame narrative. Rien au début ne nous laisse supposer la fin, même si en réalité tout est lié (bien entendu nous ne le découvrons que lors des dernières pages.) La chose est très intéressante.

            Bien entendu je n’oublie pas qu’il s’agit d’un tome parmi tant d’autres.

            Le récit est bien tourné, au point que l’on entre dans l’histoire et qu’on s’en détache difficilement (j’avoue ma faiblesse.) Et tout ceci malgré le fait que l’on ne se reconnaisse pas dans les personnages, et que le suspens ne soit pas vraiment là (on ne termine pas un chapitre en voulant lire le suivant pour voir ce qui adviendra.)

            Je dois dire que même si parfois je me suis ennuyée, j’ai dévoré ce livre. Avis aux amateurs.

 

M.L. (Source image: librairie Decitre.)

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