Le seigneur des anneaux, tome 1; J.R.R. Tolkien

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Le seigneur des anneaux, tome 1; J.R.R. Tolkien

La communauté de l'anneau

     Le seigneur des anneaux, trilogie ultra connue de ce très cher John Ronald Reuel plus connu comme J.R.R. Tolkien, éditée en 1954 pour les deux premiers tomes et 1955 pour le dernier (à la base ce ne devait être qu’un seul et même volume, mais à cause de la quantité et du coût du papier le livre a été séparé en trois.) Suite de l’histoire de Bilbon le Hobbit, cette immense trilogie riche en aventures et en personnages a demandé quatorze années de labeur à son créateur. Nous pouvons dire aujourd’hui que cela a payé car son œuvre est mondialement connue, peut-être grâce à l’aide des films (du moins cela a-t-il donné un petit coup de pouce pour remettre ses livres au goût du jour.) Ces représentations cinématographiques, assez fidèles au livre mais pas entièrement (ce qui parait malheureusement logique), ont vu le jour durant cette période où les succès littéraires deviennent des films et où les films forgent des succès littéraires (Harry Potter, la boussole d’or, le monde de Narnia, Eragon, la saga de Stephenie Meyer, le diable s’habille en Prada… et j’en passe beaucoup.)

     L’histoire est connue, mais pour ceux qui ne connaissent pas je vais faire un résumé rapide (autant que ça peut l’être dans une œuvre aussi immense et riche). Bilbon a vécu de grandes aventures dans une histoire précédente, ramenant un immense trésor chez lui, dans la Comté, dont un anneau qu’il a « volé » à un être répugnant appelé Gollum.

     Le premier livre commence par une description des Hobbits (la race de Bilbon) ou Semi-hommes, des petits êtres paisibles qui aiment la nature…, qui a dû refroidir de nombreux lecteurs. Bilbon a atteint sa 111ème année, ce qui est, même pour un Hobbit, un âge respectable. Il laisse son anneau à Frodon, un neveu qu’il a choisi comme héritier. Avec le temps, et beaucoup de reprise de son histoire, Tolkien a recentré l’intrigue autour de l’anneau et lui a donné de plus en plus de puissance à chaque fois. Frodon en devient le « porteur », ce qui n’est en rien une tache facile. Pour l’aider dans sa quête (et en arrivant ici je mets de côté plus de la moitié du livre) un petit groupe de neuf membres, « la communauté de l’anneau » (d’où le titre), est mis en place à Fondcombe durant le conseil d’Elrond : 4 Hobbits, le porteur de l’anneau Frodon, le vaillant et fidèle Sam, le pauvre Pippin qui se verra dire très souvent qu’il n’est qu’un « triple idiot de Touque », et Merry. 1 sorcier, Gandalf le gris. 2 hommes, Aragorn (ou Grand-Pas, ou le rôdeur, ou le Dúnadan) et Boromir de Gondor (venu au conseil d’Elrond pour obtenir des réponses.) 1 nain, Gimli, fils de Glóin. Et 1 elfe : Legolas, fils du roi de la Forêt Noire. Ensemble, ils ont pour mission de détruire l’anneau à l’endroit même où il fut forgé : dans les montagnes du Mordor. Rien d’autre ne peut détruire l’anneau de pouvoir.

     Très loin dans le temps, trois anneaux furent forgés pour les elfes, neuf pour les hommes et sept pour les seigneurs nains. Sauron, un terrible ennemi, a forgé son propre anneau pour gouverner tous les autres et se les approprier.

     La communauté traverse les mines de la Moria, la fierté des nains. Ils y perdent malheureusement un de leur compagnon. La Lothlórien les accueille et la Dame des lieux, connue sous le nom de Galadriel, permet à Frodon et à Sam de regarder dans son miroir qui dit ce qui était, ce qui est et ce qui sera. Frodon voit ce qui risque d’arriver s’il échoue dans sa quête. Ils traversent les eaux sous le regard des anciens rois du Gondor. La communauté de l’anneau se disloque. Et là se termine le livre.

     Je m’arrête avec le premier, pouvant venir à parler du deuxième et du troisième dans d’autres articles (quand je les aurais lus.)

 

     L’œuvre de Tolkien ressemble à bon nombre d’œuvre contemporaine de Fantasy, ce qui nous donne la preuve que nos auteurs actuels s’inspirent de ce maître de la Fantasy. Maintenant vous allez me dire « et en quoi est-ce pareil » ? C’est assez difficile à expliquer. Disons que je lis beaucoup de Fantasy et qu’on ressent ces choses là. Prenons pour exemple un autre grand nom de la Fantasy actuelle: David Eddings. Si l’on compare la grande saga de D. E. et celle de Tolkien, on peut remarquer des ressemblances. Bien sûr, l’histoire de fond est totalement différente.

     Premièrement, les deux ont dû faire un grand travail en arrière pour façonner tous ces peuples et leur histoire. Ils inventent un monde dans son entier. Ils créaient des terres et retracent toute leur histoire. Ils font un travail d’historien, sauf qu’eux sont obligés de tout écrire et de tout inventer. Ainsi, chez Tolkien, on peut suivre l’histoire du peuple des elfes, des nains, des Hobbits, des hommes, et tout cela au fil de l’histoire. On en découvre au fur et à mesure sur leurs origines etc. Ils nous donnent l’impression que ce monde existe, ce qui aide beaucoup le lecteur à se plonger dedans et à croire le temps de la lecture tout ce qu’on lui raconte dans les pages.

     Ensuite, il y a très souvent un petit groupe qui part en quête de quelque chose et un méchant très puissant qui fait tout pour les en empêcher et qui veut les tuer. A chaque fois, cet ennemi est si fort, que l’on pense dès le début que c’est peine perdu pour nos héros.

     Voici les plus grosses ressemblances.

     Même si notre cher Sigmund Freud est né et que la psychanalyse est connue, Tolkien n’en fait pas avec ses personnages. Nous avons l’impression de n’être que des spectateurs extérieurs, comme si toute l’œuvre était en point de vue externe. Pourtant non car nous avons, de temps en temps, accès aux pensées de certains personnages. Mais jamais nous n’accédons à leur être le plus intime, à un monologue intérieur, à leur doute, à leur plus profonde peur, à une analyse poussée de ce qu’ils ressentent et pensent. Il en vient souvent à décrire les nombreux lieux qu’ils découvrent, toujours comme si nous n’étions que de simples spectateurs. Ce qu’on retrouve souvent dans les pages ce sont des morceaux ou des chansons en entières. Malheureusement, n’étant qu’une traduction, cela ne rime pas et étant un livre cela ne peut s’écouter. Nous ne pouvons donc pas apprécier pleinement ces musiques et je dois avouer que j’en ai passé plus d’une.

 

     Pour parler un peu du film, voici quelques informations. Le premier opus est sorti dans nos salles en 2001, réalisé par Peter Jackson (qui nous a offert un chef d’œuvre, loin de ses premiers films, surtout Braindead sorti en 1993.) Frodon est joué par Elijah Wood, Sam par Sean Asting, Pippin par Billy Boyd, Merry par Dominic Mohaghan, Gandalf par Ian McKellen, Aragorn par Viggo Mortensen, Legolas par Orlando Bloom, Boromir par Sean Bean, Gimli par John Rhys-Davies, Bilbon par Ian Holm, Saroumane par Christopher Lee, Elrond par Hugo Weaving, Arwen par Liv Tyler, Galadriel par Cate Blanchett, Gollum par Andy Serkis, pour le premier volet de la trilogie.  

 

Les différences film/livre : Je ne peux trop en dire, bien qu’il y ait beaucoup de choses à traiter, mais il me faudrait un article pour cela. Peut-être reprendrai-je le tout plus tard.

     Comme pour beaucoup, le film n’est pas totalement fidèle au livre, ce qui est malheureusement normal. Je traiterai ici, mais vaguement pardonnez-moi, les différences, ce que le film n’a pu reprendre ou a modifié.  

     Au tout début du film une voix féminine raconte l’histoire de l’anneau, comment il a été crée, comment il a été retiré à son propriétaire, comment il a causé la perte de son ancien porteur, comment il est arrivé jusqu’à Bilbon Saquet… On peut penser qu’il s’agit de la voix de Galadriel, celle qui voit beaucoup de chose, qui lit dans le cœur du mal mais qui arrive à cacher le sien à Sauron ou l’œil qui voit tout. Dans le livre, il faut attendre un certain temps avant de découvrir son histoire. Gandalf en parle un peu, mais elle est révélée presque dans sa totalité durant le conseil d’Elrond.

     L’arrivée de Gandalf dans la Comté diffère aussi. Dans le livre il est accompagné de nains et tout ce que Bilbon prépare est un grand secret. Cette part de secret n’est pas aussi importante et voyante dans le film. Gandalf débarque, rencontre Frodon au passage et les deux hommes (Frodon a déjà cinquante ans, bien que cela ne se remarque pas du tout dans le film où il parait beaucoup plus jeune) sont heureux de se rencontrer et font un petit bout de chemin ensemble.

     Je pense que le film montre mieux ce que le livre veut insinuer et explique vaguement. Les Hobbit sont des petits êtres plein de vitalité qui aiment s’amuser et qui sont presque toujours joyeux. Tolkien l’explique, mais cela s’arrête là, il ne le montre pas assez. Alors que le film, dès le début (enfin après l’explication de la voix), nous illustre correctement la gaité de ce peuple avec ces visages heureux, les préparatifs de la fête, les enfants qui courent après Gandalf pour qu’il fasse exploser un de ses feux d’artifices…

     On sent que le réalisateur ou les scénaristes ont lu les livres car ils s’avancent sur l’histoire et se permettent de rajouter des choses. Il n’y a pas durant tout le premier tome une seule référence à une femme Hobbit qui fait perdre la tête à Sam, alors qu’elle est présente dès le début du film. C’est de même pour la relation entre Aragorn et Arwen. Dans le film, c’est elle qui amène Frodon à Fondcombe après les avoir croisés dans la forêt. Elle se fait alors pourchasser par cinq des neuf rois et se sert de ses pouvoirs pour que la rivière attaque les cavaliers noirs. Un peu plus tard, on voit Arwen qui rassure Aragorn sur ses sentiments et qui lui explique qu’elle est prête à sacrifier son immortalité pour vivre auprès de lui. Dans le livre, on ne la voit que très rarement, une seule fois ou presque quand elle dîne avec eux. Jamais il n’est question d’amour entre eux. Elle ne les croise pas dans la forêt et ne sauve pas Frodon. C’est un autre elfe qui met Frodon sur son cheval pendant qu’il reste à terre avec les autres compagnons. Et c’est la magie cumulée de Gandalf et d’Elrond qui fait déchainer la rivière. Glorfindel, ce fameux elfe, n’est jamais cité dans le film.

     Comme je disais, on sent que l’histoire toute entière est connue par ceux qui ont fait le film car des références aux parties non abordées du livre sont tout de même évoquées. Si vous regardez le film en détail vous verrez par exemple Bilbon raconter à des enfants l’une de ses aventures durant sa fête d’anniversaire. Il raconte comment trois trolls ont été transformés en pierre. Or dans le livre, durant leur voyage, Frodon et ses amis tombent sur les trois trolls en question et comment ils le sont devenus est expliqué.

     Autre grande différence, à part le fait que bon nombre de passages ont été coupés (du moins dans le film sorti dans les salles et non pas dans la version longue que je n’ai pas encore vue), c’est la fuite de Frodon de la Comté. Dans le livre il ne part pas avant plusieurs jours car il doit vendre ses biens et faire croire qu’il déménage. Il part ensuite avec Sam et Pippin. Dans le film il doit se dépêcher et part le soir même, et seulement avec Sam. C’est par pur hasard qu’ils tombent sur Pippin et Merry après que ces derniers aient volé des légumes. Chez Tolkien Merry n’apparait que plus tard quand ils arrivent enfin à la nouvelle maison de Frodon en pays de Bouc.

     Le film se sert beaucoup plus d’humour là où Tolkien reste sérieux. Au début du film, après que Gandalf ait fait exploser l’un de ses pétards pour les enfants, un Hobbit qui ordinairement fait la tête se met à sourire. Et c’est une femme Hobbit qui s’approche de lui avec un visage fermé. Tout de suite, le premier retrouve sa mauvaise humeur en apparence. Cela est tourné d’une telle façon que ça en devient drôle. Sans parler des âneries de Merry et Pippin. Pippin est le même dans la version visuelle et papier, mais Merry est tout différent (du moins dans ce que j’ai lu.) Ou quand Frodon et Sam partent dans la nuit, la scène est assez drôle. Je ne vous la raconte pas, c’est mieux de la voir.

     Dans le film, ils prennent de l’avance en parlant des pierres de vision car l’une d’elle a corrompu l’âme de Saroumane. Dans le livre, il n’a pas eu besoin de cela pour trahir ses amis et rejoindre les forces de Sauron (là encore, seulement dans le premier, on en apprend plus dans le second.)

     Je trouve que les elfes sont très prétentieux dans le livre, comme s’ils se croyaient meilleurs que les autres. Ayant vu le film avant de lire le livre, j’ai été étonnée de remarquer cela. Tous les elfes sans exception (tous ceux qui parlent en tout cas) se mettent en avant, eux ou leur peuple. Je ne sais pas si c’était voulu de la part de l’auteur. Dans le film ils ne sont pas ainsi, c’est le spectateur qui les voit comme plus nobles que les autres, mais eux ne le disent pas.

     Enfin très grande différence, le livre se coupe avant le film. Le livre se termine quand Frodon et Sam s’éloignent des autres qui se savent pas qu’ils s’en vont et qui cherchent Frodon qui a disparu après sa confrontation avec Boromir. Dans le film, Aragorn aide Frodon à s’enfuir, un des héros connait une mort tragique, deux autres sont enlevés, la communauté est attaquée (pas dans le livre) et les trois restants décident de ce qu’ils vont faire par la suite pendant que Frodon et Sam observent le Mordor qui s’étend devant eux.

     Une dernière petite chose à rajouter qui n’est en rien une différence, au contraire. Durant tout le film des passages du livre sont répétés tel quel, les mêmes paroles sont prononcées. Pour ne citer qu’un seul exemple, à la toute fin du film, Sam fait un petit discours à Frodon pendant qu’ils regardent ce qui les attend. Et bien le Sam du livre dit exactement la même chose.

     Je n’ai pas été en profondeur, mais il y a beaucoup trop de choses à dire. C’est un film qui se laisse analyser et qui demanderait un article à lui seul. Les mouvements de caméras, les musiques de fond, les choix des scènes, le jeu des acteurs… Rien n’est anodin dans un film et celui-ci est si riche que j’espère que vous m’excuserez de ce simple et grossier survol.

 ML.

 

Comme l'a dit M.L. cette trilogie est vraiment complexe. j'ai essayé de la lire alors que j'étais au collège mais j'ai fini par abandonner car trop de détails. Selon moi,les films sont une très bonne adaptation malgré de nombreuses différences. En ce qui me concerne, les films m'ont permis de me replonger dans les livres et de mettre plus facilement des "images" sur les scènes écrites, cependant les livres sont tellement riches que les films ne représentent, sans exagérer, que la moitié de chaque ouvrage, c'est dire leur richesse. J'insiste beaucoup sur les films car selon moi le fait que l'on n'est pas besoin de se plonger dans les livres pour comprendre le film montre à quel point c'est une bonne adaptation. Et oui il y a des films (Harry Potter ou la saga de Stephenie Meyer) où l'action est dure à suivre car il manque certains passages importants du livre. Pour dire ceci je me base sur le ressentis de personnes qui ont vu ces films sans avoir lu les livres. De plus, je trouve que les acteurs ont été plutot bien choisi, ce qui m'a plus c'est que malgré le fait qu'il y ait des acteurs ayant déjà une certaine renommé (comme Christopher Lee) ils ne font pas de l'ombre aux nouveaux (comme Orlando Bloom), tous les rôles sont mis sur un pied d'égalité donc ce film ne fait pas la promo de tel ou tel acteur. Bref, il ne fait pas gros film commercial.

MB.

Source image: librairie Decitre.

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