Chloé dort : Alain Thirion (2000)

Publié le par M.L.

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      Malgré ce que la couverture peut suggérer, ceci n’est pas un livre érotique, ni pornographique. Il s’agit principalement d’un livre de « mémoires ». Les souvenirs y sont le sujet principal.

            Un groupe d’amis se retrouve dans la maison de leur enfance qui appartenait à l’un d’entre eux mais rachetée par un autre. Ils sortent les photos qui retracent leur vie et se souviennent. Antoine est le seul homme. Il a eu une aventure avec chacune des trois filles. Sa première romance fut pour Alice. Leur histoire s’achève quand ils se retrouvent tous séparés à cause de leurs études.

Antoine tombe ensuite fol amoureux de Pauline. Pour ne pas spoiler je ne raconte pas ce qui se passe. Surtout que le livre est court et se lit en moins d’une après-midi.

            Ce livre est comme une photographie du passé. Il se découpe en trois parties qui ont pour titre les prénoms des filles : Alice, Pauline et Chloé.

Le présent et le passé se mélangent et cohabitent.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui – je trouve – est assez intéressant. Nous plongeons dans les souvenirs des personnages en même temps qu’eux. Nous sommes happés par leur propre histoire. C’est comme une chute vertigineuse dans la photo et tout ce qu’elle représente. Nous nous retrouvons dans ces personnages et dans leur manière d’appréhender ces images. Qui regarde une photo de son enfance sans ressentir un petit quelque chose ou revivre la scène ? Si la photo rappelle une période heureuse de notre vie nous sourions. Ou au contraire nous pleurons lorsqu’elle ravive un moment douloureux.

L’odorat est le sens qui nous étonne par sa capacité à permettre la réminiscence de différents souvenirs. L’exemple le plus célèbre est celui des madeleines de Proust. Mais la vue aussi (comme les autres sens) affecte nos souvenirs. Et les photos ou toutes les autres représentations visuelles ou sonores (vidéos, musiques, sons…) ont une volonté d’archiver et de conserver.

Ce sont tous ces aspects là que le roman met en avant. Le cerveau est comme un ordinateur très développé. Nos sens et notre volonté vont piocher dans un fichier : « automne 1998, chez mamie », et nous ressortent ce qui y est rangé.

 

Mon envie de ne pas dévoiler trop de choses m’empêchent d’en dire plus. C’est pourquoi cet article sera très court. Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à rajouter votre avis. En tout cas je vous le conseille.

 

M.L. (Source image : chapitre.com)

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A
j'ai connu Alain Thirion, c'était un poète et un artiste -<br /> lire seulement le livre ne permet pas de comprendre sa démarche, sensible et questionnante
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