Ma vie avec contumace de Jean-Pierre Brouillaud (2018)

Publié le par Marion L.

Ma vie avec contumace de Jean-Pierre Brouillaud (2018)

Un mois à thème à retrouver tous les mercredis du mois de mars autour de l'absurde et du loufoque.

     Le narrateur est un champion de scrabble qui vit dans un petit appartement avec son poisson rouge, Contumace. Sa vie est réglée comme une horloge. Jusqu'au jour où la Joconde se retrouve dans son salon. Comment est-elle arrivée là ? Enorme mystère.

     Pour résumer, presque toute l'histoire se déroule dans son appartement avec la Joconde dans le salon. Pièce qui porte ce nom parce que pièce la plus grande (9,73 m²). Il dort dans la pièce la plus petite (5,83m²). Et il boutonne toujours son dernier bouton de chemise car il aime qu'elle épouse les épaules.

     Voici deux faits qu'il répète souvent. Le coup des pièces quasiment à chaque chapitre. Et qu'il a une grande intelligence, sans doute supérieure à la normale.

     Il faut s'habituer à ces répétitions. Elles sont si nombreuses qu'elles donnent l'impression d'être l'histoire pendant les soixante premières pages. J'ai eu peur que les 199 pages soient comme ça.

     Mais ces répétitions prennent l'apparence d'un rituel. Très vite nous comprenons que le narrateur est sans doute autiste. mais il ne faut sans doute pas s'attarder sur ce fait au risque de limiter l'histoire.

     Pourtant, je ne sais pas comment l'analyser. C'est étrange. Personne ne s'étonne qu'il ait la Joconde. A croire qu'il paraît si innocent que de toute manière ce n'est sans doute pas vrai. Les gens préfèrent le voir drôle et non sincère.

     Il y a l'absurdité des rapports et notamment la langue. Le narrateur prend tous les mots au pied de la lettre et ne saisit pas les jeux de mots. Pour lui, cela signifie qu'il est normal et que les autres sont fous.

     Il y a le rapport amoureux également, mis au même niveau que son rapport avec Contumace.

     Il m'a souvent fait sourire. Il y a quelque chose qui fonctionne. Même si, encore une fois, les répétitions peuvent dérouter ou lasser. Nous nous y faisons pourtant, comme un mantra en quelque sorte.

Je n'ai pas adoré mais ce roman de 199 pages se lit vite si vous êtes curieux. Encore plus vite quand on repère les répétitions et qu'on les passe rapidement.

Marion (Source image : librairie Durance)

Publié dans Humour

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M
En ce moment on a bien besoin de lectures loufoques mais bon je verrai pour celui-ci car de toute façon je vais résorber ma pile avant tout ! Merci pour ta présentation et comme tu le dis les répétitions ne sont pas forcément un problème...Belle journée Marion
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M
Des romans pour s'échapper, voilà la bonne idée ^^. Les répétitions ne m'ont pas dérangées (peut-être parce que je les ai sautées… Je devais le lire vite alors j'ai fait l'impasse sur les répétitions… j'avoue ^^.) Mais ce n'est pas un coup de cœur pour moi, je n'ai pas vraiment aimé (sans détester.)