Le chemin qui menait vers vous de William Réjault et Laurent Latorre (2011)

Publié le par Marion L.

Le chemin qui menait vers vous de William Réjault et Laurent Latorre (2011)

Peut-être un livre à éviter en cette période de Covid-19 pour ceux qui ne souhaitent pas lire de fin du monde. Ou au contraire, un livre qui fera relativiser.

     2017. Il n'y a plus d'essence, la société que nous avons toujours connue s'effondre, il faut retourner au travail de la terre, au temps où il fallait survivre. Les choses auraient pu bien se passer si le président, Nicolas Sarkozy, n'était pas mort de façon brutale.

     Guillaume sent qu'il n'est pas bon de rester à Paris. Il veut rejoindre Bayeux, le sud de la France et ses parents, avec sa petite amie Laure. Au passage, à cause (ou grâce parfois) à son empathie, d'autres personnes se joignent à eux.

      D'abord Clément, un grand gaillard costaud qui se dit médecin. Guillaume sent qu'il sera la force qu'il n'a pas. Puis le maire de sa ville, un vieil homme plein de ressources qui les aidera, sa belle-sœur (femme du frère de Laurie) enceinte de 7 mois et un jeune homme de 18 ans, débrouillard et plein de ressources lui aussi.

Ils empruntent ainsi les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Les villes ne sont plus sûres, ils l'apprennent à leurs dépens à Orléans.

     Il y a derrière tout cela un mystère, un secret, un danger. Pas d'attaque de zombies, mais une forme de fin du monde après la pénurie d'essence et ses conséquences.

     Nous nous attachons à chaque personnage au long de ce périple, notamment Guillaume, Cécile et Cyril (pour ma part). Nous essayons de comprendre ce qui se passe, ces barrages, ces mouvements de foule… Le seul qui a les réponses ne les donne pas aux autres personnages, or nous en savons autant qu'eux. C'est frustrant dans un sens car nous n'avons aucune réponse et même pas l'ombre d'une vraie piste. Au lecteur d'imaginer.

     J'ai bien aimé. La seule chose qui m'a gênée sont les conversations entre Guillaume et le maire. Les réactions, les paroles échangées, tout cela semblait faux. J'ai eu du mal à y croire en tout cas. Dommage, car c'est au début, ce qui peut donner une fausse idée de la suite.

C'est la fin du monde, la grosse débandade, même si des choses paraissent insensées, dans le contexte de l'histoire, ça passe.

     Je n'ai pas grand chose à dire à part cette frustration de ne pas savoir ce qu'il se passe, donc envie de connaître la suite, de connaître les secrets, les mystères soulevés, surtout à la fin. Entre Cécile et Clément, les hélicos et ce qui arrive à Laure et Guillaume. Avec cette impression que l'histoire n'est pas finie (pourtant il n'y a pas de suite.)

Je m'attendais à un scénario catastrophe pire que ça. Il se lit bien. En tout cas, priez pour que le manque d'essence qui arrivera un jour ne se termine pas ainsi.

Marion (Source image : la librairie Durance)

Commenter cet article

M
Un livre pour se distraire comme tu le dis il peut permettre de relativiser...si un jour il n'y a plus d'essence, donc plus de ravitaillement cela sera forcément une véritable catastrophe vu qu'on est loin de pouvoir vivre en autarcie de nos jours :)
Répondre
M
Sans essence nous serons effectivement très mal embarqué. Espérons qu'on trouve une alternative d'ici là.