Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer (2008)

Publié le par Marion L.

Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer (2008)

Vous venez d'ouvrir la quatrième case du calendrier de l'avent !

     La Terre est envahie par une espèce plus intelligente : les âmes. Lumineux, ronds, avec des tentacules qui peuvent s'étirer, ils se connectent à notre cerveau et prennent possession de nos corps, comme une âme.

     Les âmes - malgré l'envahissement - sont douces et pacifiques. Nées sur Origine, elles ne peuvent vivre sans un hôte en dehors de leur planète. Elles ont déjà colonisé un peu moins d'une dizaine de planètes.

Quand l'histoire commence cela fait déjà quelques années que les âmes sont sur Terre. Les humains au sens propre du terme n'existent plus. Quelques rebelles demeurent toutefois, se cachant pour survivre.

     Mélanie en faisait partie avant d'être capturée. On lui insère Vagabonde, qui deviendra Gaby, une âme particulière, comme le confirmera le reste de l'histoire. Pour les âmes, elle force le respect. Parce qu'une âme ne connaît qu'une, voire deux planètes. Or, Gaby les a toutes faites. Elle vient même, chose rare, d'origine. D'où son nom.

     Contrairement aux autres planètes ces nouveaux hôtes ressentent trop de choses. Gaby doit s'habituer à ce surplus émotionnel. Et le début de l'histoire se concentre sur ce détail. Surtout qu'elle conserve les souvenirs de son hôte, et notamment d'un certain Jared qui lui fait perdre la tête. Elle n'a jamais ressenti ça.

     Il y a deux types d'âme, les innocentes qui arrivent une fois que tout est sûr et les Traqueurs. Un traqueuse est rattachée à Gaby parce que Mélanie, son hôte, faisait partie des résistants et les traqueurs veulent mettre la main sur leur poche.

Les humains sont trop résistants. C'est la première fois que les âmes sont confrontées à des problèmes. La personnalité des adultes à fort caractère survit à l'implantation. Ce qui inquiète les âmes. Gaby est surveillée car Mélanie répond à ces critères.

      Même si Mélanie, en effet, n'est pas facile, Gaby n'est pas un "pois sauteur". C'est une honte de changer sans finir un cycle. Influencée par les sentiments et les souvenirs de Mélanie, Gaby part à la recherche des siens. Elle y verra Jamie, son petit frère, le beau Jared et les autres résistants. Certains sont violents mais d'autres la protégeront.

L'amour est là, bien sûr. Mais les sujets de ce livre seraient surtout la tolérance, la peur, les réactions humaines et les rapports humains. 

     Si vous avez aimé Twillight et cherchez à retrouver le même style, ce livre n'est pas pour vous. Moi il m'a séduite, les deux fois où je l'ai lu, sans savoir exactement pourquoi. Je le trouve frais et touchant.

     Gaby est un personnage attachant et touchant. Elle est forte car elle subit beaucoup, mais elle n'a rien d'une forte tête. Elle se fait petite, se punit elle-même, accepte la méchanceté des autres. Elle comprend la haine des humains car elle est l'envahisseur. Alors elle prend son mal en patience et petit à petit tente de se faire accepter.

Je ne cautionne pas un tel comportement mais elle a une fragilité qui nous parle.

     Une critique ? Elle aime le mot "ostensiblement"... et il est souvent répété. Trop souvent (ou bien cela vient de la traduction, je ne sais pas.)

     Importance du dialogue, ce qui rend la lecture plus fluide. Cela est dû aux nombreuses conversations internes entre Mélanie et Gaby. Elles sont vraiment deux êtres dans le même corps : pas la même personnalité, ni le même amour.

L'article était beaucoup plus long avec un éloge de plusieurs pages. En raccourcissant vous aurez quand même compris qu'il s'agit d'un coup de cœur. Celui dont on ne peut pas vraiment expliquer...

Marion (Source image : Babelio)

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