Jin Ping Mei 1 : Fleur en Fiole d'or d'auteur inconnu

Publié le par Marion L.

Jin Ping Mei 1 : Fleur en Fiole d'or d'auteur inconnu

L'un des plus célèbres romans classiques chinois du XVIème siècle.

      Nous suivons principalement Ximen Qing, un riche roturier, perverti et adepte des femmes et de la bonne chaire. L'argent semble être le maître et permet à Ximen Qing de tout faire, sans être inquiété.

     Ce livre dépeint, à travers ce conte, les mœurs de la société chinoise de cette époque. Mais il met l'accent sur des personnages licencieux, uniquement occupés par leurs désirs. Un roman érotique dans une langue vulgaire pour l'époque.

     Je ne me permets pas une analyse poussée puisque je ne suis pas spécialiste de cette époque et de cette civilisation. Et même sans être spécialiste, j'en lis si peu que je ne me sens pas légitime pour le faire. Je vous invite donc, si cela vous intéresse, à lire la préface d'André Levy. Il y révèle l'histoire de ce livre et en fait une analyse très poussée.

Il évoque aussi le titre : Fleur en Fiole d'or. Sûrement les prénoms de quelques personnages féminins : Fleur-de-Prunier, une servante qui se prêtera aux jeux de son maître. Fiole et Lotus d'or, des femmes mariées. Elles ont séduit Ximen Qing et ont été séduites par lui jusqu'au mariage (avec plus ou moins disparition suspecte du mari en place.)

La bienséance, le mode de vie, les rituels, les coutumes... ce livre est tellement plus qu'un livre érotique. Il est un reflet d'une société. Je dis "un" parce qu'il est biaisé par ses personnages. Ceux qui auraient de l'argent et des relations pourraient tout se permettre ?

     Un roman que j'ai trouvé très intéressant de ce fait qu'il soit bien plus qu'un simple roman érotique. La pornographie, d'ailleurs, n'est pas trop présente. Elle est là pour illustrer la perversion, la débauche des personnages.

     Sans doute dû au fait que les relations sexuelles sont racontées par métaphore. Du moins des noms imagés sont donnés au pénis, au vagin, et aussi à la pratique. On parle alors d'hirondelles par exemple. Ce qui pour nous, occidentaux du XXIème siècle ne signifie pas grand chose. Et ce qui apporte aussi comme une touche de poésie à l'acte. Alors que pour l'époque cela devait être extrêmement vulgaire.

     Il y a également une forte présence de la chanson. Ce qui nuit peut-être à la lecture puisqu'elle coupe le récit de manière régulière.

Un texte bien écrit mais à l'allure si moderne. Sans doute une adaptation du traducteur à notre langue contemporaine. En bref, un livre du XVIème siècle qui pourrait encore être d'actualité. Peut-être moins dans le rapport homme/femme, maître/esclave.

Marion

Publié dans Erotique, Classique

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M
Je ne l'ai pas lu bien que j'ai eu ma période romans chinois...J'y reviendrai sans doute un jour prochain. Merci pour ta chronique...je vois que la poésie est bien présente dans ce texte ancien et comme tu le dis la traduction fait beaucoup pour nous le faire apprécier. Bon we
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M
La poésie est très présente. Ils citent régulièrement des vers. Il se veut roman érotique mais son âge fait de lui bien plus que cela, un témoignage. Bon we à toi aussi. Et merci pour ta présence sur ce blog.