Le cercle des poètes disparus de N.H. Kleinbaum (1990)

Publié le par Marion L.

Le cercle des poètes disparus de N.H. Kleinbaum (1990)

Capitaine ! Oh mon capitaine !

     Dans l'austère collège Welton, un nouvel enseignant de littérature, Mr Keating, tente de donner à ses étudiants le goût de la poésie. Il leur dévoile l'absurdité du conformisme et leur apprend le carpe diem.

     Le cercle des poètes disparus renaît. Neil est le plus impliqué et le plus marqué par le carpe diem. Le suicide d'un des adolescents va marquer la fin de cette période heureuse de désobéissance et le renvoi de Keating. Mais il a déjà marqué les esprits, surtout celui de Todd.

L'histoire de ces jeunes garçons promis à un grand avenir est émouvante. Todd Anderson est sans doute le plus abordable, celui dans lequel nous nous retrouvons le plus.

Dans ce livre le conformisme gagne en apparence. La tradition étouffe l'excentricité qui, au final, la ronge à son tour.

     Qui est vraiment responsable de tout cela ? La non-réalisation des rêves ? L'oppression des autres ou d'une autorité qui fait taire la personnalité et qui veut tout rendre uniforme ? Ou d'avoir eu le bonheur entre les mains et le voir s'échapper, impuissant ? 

     Deux cas de figures vivent le "carpe diem", chacun étant infecté à sa manière : une sensibilité déjà existante à été exacerbée. Mais le second retrouve confiance en lui et surmonte le désintéressement de ses parents.

Charlie l'applique au mot, ce qui nuira à sa "réussite".

Ce roman, comme le film, nous laisse sans voix. Quel sentiment prédomine entre la tristesse, la colère, la pitié, l'injustice ou la tendresse ? Dans mon cas, je choisis la tristesse et la tendresse.

Marion

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