Calendrier de l'Avent 17 #12 : L'amour et les forêts d'Eric Reinhardt

Publié le par Marion L.

Calendrier de l'Avent 17 #12 : L'amour et les forêts d'Eric Reinhardt

Douzième jour, douzième livre, douzième chronique : virée du côté d'un pervers narcissique, ou plutôt de sa victime.

     C'est l'histoire d'une femme, Bénédicte, maltraitée par son mari. Pas de coups, rien qui ne se voit, tout est psychologique.

     Le livre commence par une lettre, celle de Bénédicte à l'auteur. Elle a lu son dernier livre qu'elle a beaucoup aimé. L'auteur est intéressé par cette femme qui écrit aussi bien. Il accepte même de la rencontrer. Il la voit deux fois et découvre son histoire.

Il est possible de couper le livre en trois : Cette rencontre, la découverte de son calvaire, et son passé.

     Elle rentre un soir chez elle pour découvrir tout le monde au lit trop tôt. Son mari a fait une crise. Il écoutait la radio et s'est reconnu dans les témoignages comme un homme dérangé qui maltraite sa femme. Maintenant qu'il s'en est rendu compte, il change.

     Pour elle, comme un déclic, cette crise la laisse indifférente. Elle s'inscrit sur meetic et se fait passer pour une autre femme. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance de Christian, l'homme parfait pour elle. Et l'après-midi qu'ils vont passer ensemble la conforte dans cette idée. Sauf qu'elle ne peut quitter son mari et ses enfants.

     Jean-François, l'époux, veut savoir où elle était et avec qui. Il la harcèle, l'empêchant de dormir, même une fois qu'il sait. C'est alors que nous savons comment elle en est venue à être avec cet homme jusqu'à la révélation finale.

Un livre très prenant de part la qualité littéraire et la puissance des sentiments. Quand son mari lui parle, ses quelques instants avec Christian, sa relation avec les enfants, la fin... tout. Des phrases longues mais très fluides. Une écriture presque magique.

     Nous voulons lui hurler de quitter cet homme qui la tue à petit feu, de partir avec Christian. Nous sentons l'ambiance malsaine avant même d'en avoir la confirmation.

     L'auteur ne semble pas prendre parti, il raconte une histoire. Ce qui la rend peut-être plus horrible. Cela rend le mari plus coupable, le manque d'action de la part d'un éventuel entourage plus fragrant, et l'acceptation de Bénédicte plus... ignoble ? Injuste ? 

Une histoire forte portée par une écriture incroyable. Un livre saisissant, dur, qui vous entraîne dans un abîme.

Marion

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