Le cinquième règne de Maxime Chattam (2001)

Publié le par Marion L.

Le cinquième règne de Maxime Chattam (2001)

Envie de frissonner ? En novembre, retrouvez des chroniques de livres d'épouvante, de fantômes ou de monstres en tout genre.

Nous retrouvons bien le style de Maxime Chattam dans ce thriller, même si cette fois l'enquête policière est mise au second plan et que le fantastique occupe la première place.

     Sean, Lewis, Meredith, Zach, Eveana, Tom et Gregor trouvent un livre étrange et très vieux dans le grenier de la maison du grand-père de Sean. C'est Eveana qui le prend chez elle afin de le lire et de percer ses secrets. Ceci va les entraîner dans un univers surnaturel semé de difficultés.

     Mais quand le mal est fait, il est trop tard pour reculer et les événements les dépassent. Surtout quand une dangereuse organisation apprend leur existence et décide de les pourchasser et les tuer afin de récupérer le fameux livre.

     Et tout cela à côté d'une enquête sur un homme étrange qui tue les enfants dans des rites sataniques. A Edgecombe, lieu où se déroule l'histoire, on le surnomme l'Ogre. Et c'est le shériff Hannibal qui va découvrir malgré lui que ce tueur en série n'est pas un être humain normal.

Et si toutes les intrigues étaient liées entre elles ? Et qu'elle est cette "Bête" dont parle si souvent l'Ogre ?

     Maxime Chattam joue avec les différentes intrigues qu'il met en place. Il les tient jusqu'à la fin, faisant tout pour que le lecteur ne devine rien trop tôt. Il réussit ce coup de génie de nous mettre quasiment au même stade que ses personnages.

     L'auteur fait durer le suspens grâce à ses personnages secondaires. Et c'est ce que j'aime bien chez lui, entre autre. Les événements sont complexes mais toujours liés entre eux. Ce qui captive le lecteur et le maintient dans l'histoire. Même lorsqu'il s'attarde sur un personnage qu'on ne voit qu'une fois et qui est dans l'histoire presque par hasard. Il donne de la consistance à tous ses personnages. J'adore quand il fait ça.

     J'aime aussi sa capacité à se déplacer dans le temps. Pas pour nous perdre, mais pour nous donner des indices ou au contraire étoffer les mystères. C'est le cas ici en 1310 avec l'assassinat d'hommes.

Même quand un événement nous semble hors de l'intrigue sur le moment, il s'avère que tel n'est pas le cas. Il maîtrise son scénario. Les plus infimes détails comptent.

     Il reprend à la fois les codes du roman policier et du roman d'imaginaire pour en faire un thriller.

Un mélange de genre pour un mélange de lecteurs. Le pari est réussi.

Marion (Source image : Babelio)

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