Les cosmonautes ne font que passer d'Elitza Gueorguiev (2016)

Publié le par Marion L.

Les cosmonautes ne font que passer d'Elitza Gueorguiev (2016)

Livre issu du prix des lecteurs organisé par sept bibliothèques, dont celle dans laquelle je travaille depuis peu.

     En Bulgarie, avant la chute du mur de Berlin, une petite fille découvre Iouri Gagarine. Elle veut devenir comme lui et aller dans l'espace. Mais les adultes ne semblent pas la prendre au sérieux. Son grand-père, un "vrai communiste", est le seul à répondre à ses questions et à lui parler de cet héros. Puis le mur tombe, tout comme le communisme.

     Tout est donc vu à travers le regard de cette enfant, qui tente - à sa manière - de comprendre le monde des adultes. On lui dit que son grand-père est un vrai communiste. Parce qu'il y en a des faux comme les Barbies et les Nike ? Comme dit dans le résumé de quatrième de couverture, la grande histoire est racontée à travers cette enfant, qui ne sait pas tout. On lui parle de patriotisme, très bien. Elle n'apprend qu'après pour les camps. Une information qui, à son âge, lui passe au-dessus de la tête. Elle ne comprend pas pourquoi on ne lui parle plus de patriotisme. Par exemple...

       Nous avons donc une histoire racontée avec un regard un peu détaché. Des faits bruts : ce qu'on lui dit. Les détails sont sur elle et sa vie, ce qui est normal, et bien joué de la part de l'auteur. Car même si les faits sont balancés de manière un peu brut, au cours d'une conversation, ils sont visibles par son quotidien.

      Du moins leurs conséquences. Je pense notamment à son cousin, Andreï et à ceux qu'elle appelle "Mutra". La montée de la pauvreté, la délinquance, la violence, la mafia...

      Ce qui m'a dérangée - car pas courant j'imagine - est le point de vue de l'écriture. Il n'est ni à la première personne du singulier, ni à la troisième, il est à la deuxième. Tout du long.

      Ce qui apporte une distance, avec l'histoire et avec le personnage. Très déroutant.

Je n'ai pas accroché, même s'il y a un petit quelque chose. Il m'a fallu lire la quasi totalité pour ressentir ce petit quelque chose. Ce qui fait que je n'étais pas transcendée par la lecture, mais que je n'ai pas pas aimé non plus.

Marion (Source image : Babelio)

Publié dans Autres

Commenter cet article