La porte de l'eau de Rosetta Loy (2001)

Publié le par Marion L.

La porte de l'eau de Rosetta Loy (2001)

Des extraits, des moments de la vie d'une jeune italienne : marchant dans les couloirs de l'école, mangeant du foie cru, rendant visite à sa nourrice...

     Les événements n'ont pas de continuité. C'est comme si la ligne du temps était en pointillée. De plus, on y assiste sous les yeux d'une enfant, et cela se ressent, l'auteure a bien rendu ça. Dans un style beau et poétique.

     Je ne suis pas entrée dedans mais peut-être était-ce à cause de mon état d'esprit à l'époque (2013 je pense).

     On sent la fascination de l'enfant pour Anne-Marie, sa gouvernante allemande. Dès que l'enfant la décrit, c'est toujours comme si elle décrivait un ange ou une créature céleste. Elle est auréolée de lumière.

     L'auteure précise à la fin que certains personnages sont autobiographiques et que deux instants de sa vie se rejoignaient dans ce livre.

     On ne peut pas dire si la petite fille est heureuse ou non. On ressent de la frustration dans ce livre.

     L'auteure puise dans le registre de la poésie. Les descriptions sont jolies. Que ce soient celles des objets ou des personnes, ou encore des événements. Cela ne ressemble pas à un regard d'enfant.

Je vous ressort une très vieille critique. Je ne me souviens plus de la lecture, seulement d'un sentiment mitigé.

     C'est le genre d'histoires où il est difficile de savoir si on a aimé ou pas. Eh oui, c'est possible. Le temps en pointillé peut dérouter, mais c'est lui qui est source de nos sensations lors de la lecture.

Marion (Source image : Babelio)

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