Trop de bonheur d'Alice Munro

Publié le par Marion L.

Trop de bonheur d'Alice Munro
  • Dimension : une femme cache un lourd secret qui l’amène chez une psy et voir un « il » en prison. Puis le « il » a un prénom et nous découvrons le secret. Nous comprenons enfin sa difficulté à se reconstruire après cela.
  • Fiction : Jon et Joyce semblent plus ou moins heureux. Elle est professeure de musique, lui est ébéniste. Jusqu’à l’arrivée d’une apprentie, voulue par Joyce. L’amour. Ou plutôt l’amour trahi. De cette femme, de cette enfant touchée par des tirs hostiles…
  • Wenlock Edge : La narratrice est étudiante. Un jour, Nina, étudiante comme elle, partage sa chambre et lui fait découvrir M. Purvis, un vieil homme qui l’entretien. Une nouvelle plus étrange que les autres avec ce personnage de Nina : une manipulatrice ? Ou a-t-elle juste une vision bien à elle de la vie ? Être avec un homme et avoir des enfants sans être attachée à l’un comme aux autres ? Et ce vieil homme ? La narratrice n’a pas été touchée par lui et pourtant…
  • Trous-Profonds : C’est un danger. Celui dans lequel tombe un petit garçon pendant un pique-nique familial. Peut-être aussi le danger de la vie dans lequel il s’enfonce en grandissant.
  • Radicaux libres : Nita est veuve depuis peu. Elle ne veut pas des condoléances des autres. Une question sur la vie ? L’être aimé est parti, un cancer rôde. Puis un jeune homme débarque et vous séquestre.
  • Visage : un enfant nait avec une tache de naissance sur le visage. Son père le rejette. Sa mère fait tout pour que cela ne lui pèse pas, qu’il ne se sente pas défiguré, mais beau.
  • Des femmes : Notre jeune narratrice gagne un petit salaire en venant s’occuper d’un mourant (leucémie) pendant les quelques heures d’absence de sa femme. L’homme est entouré de femmes (la mère, l’épouse, elle-même et la masseuse qui s’invite à son chevet) et quelque chose se trame, sans qu’on ne sache précisément quoi.
  • Jeu d’enfants : Charlène et Milène sont qualifiées de jumelles. Dans une colonie de vacances, elles deviennent très vite amies. Marlène lui raconte ses mésaventures avec Varna, que l’on devine handicapée, même si le mot n’est jamais utilisé. Mais l’enfant qu’elle est ne comprend pas ça. Nous sentons le drame arriver.
  • Bois : Ray aime le bois. Il part couper les arbres dont personne ne veut pour en faire du bois de chauffage. Une ode aux arbres, à leur différence, et à leur beauté.
  • Trop de bonheur : Les derniers jours de Sofia Kovalevskaïa, une mathématicienne / romancière de la fin du XIXème siècle. L’histoire la plus longue.

     Tous les personnages de ces nouvelles courent après le bonheur. Ou du moins, il n’est pas présent. Il n’y a pas de réelles joies dans ces textes.

     Celui qui m’a le plus marquée, c’est « des femmes ».  Et ce petit quelque chose qui se passe autour de cet homme. Comme nous voyons les choses à travers le regard d’une enfant, nous n’avons pas toutes les données, mais quelque chose se passe. C’est assez intriguant pour me plaire.

     Je ne suis toujours pas très fane des nouvelles. Même si j’ai apprécié le style de cette auteure.

Marion (Source image : electre)

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