Gone, tome 6 : la lumière de Michael Grant (2010)

Publié le par Marion L.

Gone, tome 6 : la lumière de Michael Grant (2010)

Lu et article écrit en 2014. Dernier tome de la série phénomène : Gone.

     Le Gaïaphage est devenu Gaïa et sème la zizanie, la mort, la peur, et la destruction sur son passage. Caine et Sam, les frères ennemis, devront une fois encore coopérer. Et chacun doit tenir le rôle qui est le sien pour que tous survivent, que ce soit Sam, Caine, Lana ou même Edilio et Albert, tout particulièrement.

     Des scènes m'ont vraiment marquée, mais elles sont à la fin. Pour qu'aucuns spoilers ne se glissent dans cet article, je ne développe pas.

     Comme le souligne Astrid à la fin, cette expérience les a tous changés, ils ont évolué : que ce soit Quinn le lâche qui s’affirme par la suite et devient courageux, que des méchants du début qui font preuve de rédemption et se rachètent. D’autres ne changent pas, et je pense notamment à Drake. J’aimerai dire que tout est bien qui finit bien, mais si tel était le cas, nous ne serions pas dans la zone.

     Que dire sur la série entière ? Une excellente série. Très bien écrite. Une imagination débordante, qui frôle le respect. Des personnages très attachants. Ils sont tous uniques, personne ne ressemble à personne (une hésitation toutefois pour Brianna/Taylor, quand j’ai fait ma pause forcée entre le 2 et le 3, je n’arrivais plus à différencier ces deux personnages.) Sinon, ils ont tous leur caractère et leur manière d’agir, et c’est aussi ça qui fait le charme de l’histoire. Car elle n’est pas ici portée par l’intrigue, mais par eux. Dans certains livres ce n’est pas le cas, surtout de la fantasy pour adolescent, les gens sont des pouvoirs, on met l’accent sur le talent, le pouvoir, et le personnage vient en second plan. Là non, le personnage avant et le reste ensuite. Ils sont très importants et sans eux, leur charisme à presque tous, il n’y aurait pas eu d’histoire. Car c’est eux le plus important, et ensuite les aventures qu’ils vivent.

     Faire en sorte qu’ils ne soient plus du tout les mêmes entre le premier et le dernier – et même des personnages qu’on pensait interchangeables comme Caine – est un coup de génie de l’auteur. Car on les voit évoluer d’après les épreuves qu’ils subissent, ce qui rend ces lesdites épreuves plus fortes encore. Et oui, on ne peut pas ne pas changer dans un tel contexte, impossible.

     Six tomes mais six tomes bien agencés, qui se marient entre eux et qui, surtout, ne perdent pas en qualité, ce qu’on peut remarquer avec les longues séries, où on préfère toujours un tome aux autres, et surtout le premier (dans le majeur des cas).

     Vraiment, laissez-vous tenter, sincèrement, elle le mérite. Et six, c’est si vite passé, surtout quand c’est bien, vous verrez.

      On ferme cette histoire, on quitte cet univers dans lequel je me plaisais bien (je n’étais pas à leur place.) pour aller découvrir une autre longue série (toujours un peu méfiante quand a dépasse les trois tomes et surtout les 4, alors 9 ? [La maison de la nuit])

Marion (source image : bibliothèque départementale de la Vienne)

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