L’été où je t’ai retrouvé, tome 2 de Jenny Han (2011)

Publié le par Marion L.

L’été où je t’ai retrouvé, tome 2 de Jenny Han (2011)

Lu et article écrit en 2013

     Enfin la suite, je vais pouvoir comprendre la fin du premier (que j'ai dû lire trop vite.) Et oui cette fin est un extrait de celui-ci, et j'ai enfin compris. Contente de retrouver cette innocence, cet amour adolescent, sans rien pour en ternir la pureté. Pourtant un thème grave, lourd et triste est employé ici : la mort d'un être cher. Elle planait au-dessus de leur félicité dans le premier et devient réelle dans celui-ci.

     Le choix aussi est plus concret : Jeremiah ou Conrad? On a l'exemple même qui prouve à quel point Blaise Pascal avait raison : "l'amour a ses raisons que la raison ne connait point". Elle préfère un frère quand l'autre serait peut-être celui qui la rendra plus heureuse. L'amour est aveugle et ne se décide pas toujours.

     Aimer deux frères, être attirée par les deux, ne pas savoir lequel choisir même si notre cœur a sa préférence, est un thème récurrent dans les histoires d'amour entre adolescent, une espèce de fantasme peut-être.

     On retrouve les prismes de l'adolescence, les crises de colère, les portes qui claquent, la fuite devant une dispute, les mots que l'on regrette à peine prononcés. C'est surtout Belly, personnage principal, qui réagit ainsi, qui pense à sa relation avec Conrad, à la mort, à la manière dont tout cela l'atteint elle et non les autres.

     Et pourtant on sourit, on comprend, on se rappelle à quel point on n'était peut-être pas mieux à certains moments, car oui, avouons-le, on ne l'était pas.

     On assiste à leur malheur, leur manière propre à chacun de le vivre, de tenter de le surmonter.

     Un peu cliché tout de même, l'incarnation des deux mâles pour lesquels on flash, le blond/ le brun, le joyeux qui nous fait rire / le ténébreux qui capture notre cœur, celui toujours présent et celui qu'on doit poursuivre, celui qu'on comprend / celui qui demeure un mystère. En plus du fait que ce soit deux frères, un physique un peu identique mais des caractères différents. Mais on se laisse emporter malgré la simplicité de tout ça (par simplicité je n'évoque pas la mort, la perte, la survie de ceux qui sont restés, ni du chagrin d'amour.)

     Un mot pourrait résumer : mignon. Même si l'histoire est principalement basée sur une histoire d'amour, elle est intéressante et bien ficelée, elle est pour moi bien écrite et amenée, car si on est doué d'empathie, on ressent leur tristesse, mais pas sur tout le livre. L'auteur n'appuie pas sur la corde sensible tout du long avec ostentation. Non, il m'est arrivé de rire dans l'histoire du chat dépressif à qui l'on donne des antidépresseurs (oui un animal peut déprimer, mais la manière dont c'est dit prête à rire) ou sourire comme ces petits moments tout mignons entre eux. Car là encore on retourne souvent dans le passé. Chose nouvelle par contre, l'histoire n'est plus exclusivement racontée par la fille. De temps en temps Jeremiah a lui aussi son temps de parole, ses chapitres. On voit enfin les choses du point de vue d'une des frères. Bien choisi, car si on avait eu celui de Conrad il n'aurait plus été aussi mystérieux. Mais ceci nous pousse peut-être à préférer Jer à son frère... je ne sais pas. Question ouverte.

     Difficile d'en dire plus sans évoquer ce qui se passe dans ce second tome. Il y aurait autre chose à dire mais arrêtons nous là et lisons le troisième et dernier tome (vu l'heure, ils sont lus tous les deux dans la journée.)

Marion (Source image : electre)

NB : Une critique avec laquelle je suis d'accord, donc je partage : "les personnages de J.H. ne sont pas infaillibles : ils sont fascinants, ils vous surprennent, pour le meilleur et pour le pire". de thecompulsivereader.com. Et on a envie de crier : "Mais Conrad ! Tu fous quoi? Arrêter de tout gâcher, aime-la et c'est tout, arrête de tout compliquer" même si ce cri ne sert à rien et n'a rien de rationnel.

Pour découvrir l'article du tome 1, cliquez ici

  

 

Publié dans Jeunesse - Adolescents

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