La part de l’aube d’Éric Marshal (2013)

Publié le par Marion L.

La part de l’aube d’Éric Marshal (2013)

Plongez au cœur du Lyon de 1777.

     Fabert, un avocat reconnu et très particulier qui a peur de la foule, trouve sur la terre de Marc de Ponsainpierre son père adoptif et en présence de celui-ci, un coffre. Un coffre qui bouleversera le destin de plusieurs personnes. Un coffre qui renferme des plaques recouvertes d’écriture d’une langue inconnue rédigés par Louern que l’on voit au début. Un gaulois qui enfreint la règle de son peuple de toujours garder leurs connaissances orales, pour que les Gaulois ne soient pas oubliés.

     Antoine Fabert se lance alors dans la traduction de ces textes, ce qui va le mettre en danger, car s’il a raison, nos ancêtres (du moins ceux de la monarchie) seraient les Gaulois et non les Francs (les vainqueurs), ce qui mettrait à mal la royauté qui a tiré son prestige et sa supériorité de la victoire des Francs. Alors que le peuple vient des Gaulois, les perdants. Antoine décide de cacher son trésor mais de ne pas arrêter ses recherches et ce malgré l’arrivée de l’inspecteur Marais, un homme sans pitié. Antoine n’est pas seul, il peut compter sur l’aide de son confrère François Prost, l’historien paralyptique Antelme de Jussieu (une aide précieuse), le jeune imprimeur idéologique Camille Delauney, et une jeune actrice de renom Michèle Masson.

     Les destins ne se croisent pas forcément à cause de la découverte, mais convergent malgré tout.

     Un livre complet où se côtoient la course poursuite pour retrouver ce trésor, l’envie de le révéler au monde et d’en percer les mystères, la justice, le théâtre, la presse de l’époque. Mais aussi le mystère, les secrets si importants qu’ils peuvent tout chambouler, la médecine et aussi l’élevage d’araignées pour leur toile.

     Chaque personnages est différent et apporte son petit quelque chose au livre. Un livre qui s’aide de certains éléments de 1777 mais en invente également pour la vraisemblance de l’histoire. Quand on ajoute un tel fait on y est obligé.

     Un livre pour les amoureux d’histoire qui découvriront le Lyon de 1777 avec le procès contre le monopole des boulangers, la vie à cette époque, les mœurs... La rencontre de Voltaire, Mesmer et sa médecine par le magnétisme, Parmentier, Marie-Antoinette… Mais pas seulement. Il y a tellement de faits qu’il plaira à d’autres lectorats, grâce aussi au mystère et à tout ce qui l’entoure.

     Il est le trame, le fil rouge de l’histoire, mais on y rajoute de l’humain.

     Un livre riche qui nous fait croire à cette histoire. On s’attache aux personnages. Un livre à essayer même si la taille peut effrayer.

Marion L. (Source image : electre)

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