Seuls au monde, tome 2 d'Emmy Laybourne (2013)

Publié le par Marion L.

Seuls au monde, tome 2 d'Emmy Laybourne (2013)

[Lu et article écrit en 2013]

     Huit des personnages ont pris le bus pour tenter de rallier l’aéroport de Denver. De là, des navettes sont mises en place pour évacuer la population. C’est leur seule chance de survie. Sauf que voilà, Astrid ne veut pas quitter le centre commercial, et les trois du groupe sanguin O doivent rester pour plus de sécurité. Séparés en deux groupes, les aventures s’enchainent entre le groupe à l’extérieur et celui à l’intérieur. Et étrangement, celui qui devra vraiment se battre n’est pas celui auquel on peut s’attendre.

     Alex, le frère de Dean, devient le narrateur de son groupe. L’attaque du bus sera l’élément déclencheur, car le groupe armé vole le bus pour attaquer le Greenway (centre commercial). Séparer les personnages permet plus de scènes d’action car ils vivent chacun leurs aventures. En laisser au Greenway est tout sauf une mauvaise idée. L’histoire avance beaucoup plus que si tout le monde était resté.

     Les histoires d’amour sont là mais en arrière plan, on se focalise surtout sur les dangers et les caractéristiques de ce nouveau monde. Donc ceux qui veulent une belle histoire d’amour qui prend toute la place, ce livre n’est pas pour vous. Elles sont là, bien sûr, nous sommes avec des adolescents en pleine ébullition hormonale.

     Le monde n’est pas rose, nous voyons ce qu’un être humain est capable de faire pour survivre. Même nos personnages. Certes, certains comme Dean sont aidés par les gaz toxiques pour devenir des monstres, pour les doper.

     Ils ont parfois des réactions qui nous font dire, nous lecteur tranquillement assis sans avoir à lutter pour sa survie et ne devant pas réagir dans la seconde, « mais les cons ! » Et oui, j’avoue, je suis vulgaire, comme lorsqu’ils s’arrêtent pour la gamine, courent vers le soldat (bon là, ok, je les ai compris). On s’exclame surtout lorsqu’ils ouvrent la trappe à l’évocation du doux nom de Brayden.

     Séparer les deux groupes permet aussi d’amplifier le suspens. Elle abandonne un groupe dans une mauvaise posture pour rejoindre l’autre et retarder le moment de nous donner la conclusion de leurs problèmes.

     Malgré tout il manque un rythme à cela. On ne quitte pas un groupe la peur au ventre et l’envie impitoyable de savoir ce qui va se passer (ce qui nous empêche dans les livres de se dire « je finis ce chapitre et ensuite au lit » sans le pouvoir.) Pourtant il y a certaines coupures très bien faites. Elle n’en jouera qu’à la fin avec des chapitres courts (quelques lignes à la moitié d’une page seulement). Avec la mission sauvetage à deux doigts d’échouer. On sent la frustration monter « bougez pas ! mais non ! »

     Le tome 2 aurait pu être une fin sans ce dernier élément de la dernière seconde qui ouvre une porte au tome 3. A la fin, comme pour Enclave, on en apprend plus sur la vie de Jake à l’extérieur, lorsqu’il quitte ses amis pendant une mission de reconnaissance. L’action se situe donc entre les deux tomes.

     Nous revenons sur ce mur où les gens ont laissé des messages à leur proche, ce qui n’est pas sans nous rappeler la grande guerre et l’occupation… quand on y réfléchit, sûrement la pire scène du livre.

Marion L. (Source image : librairie Decitre)

 

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Publié dans Jeunesse - Adolescents

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