Le ciel de la chapelle Sixtine de Leon Morell (2014)

Publié le par Marion L.

Le ciel de la chapelle Sixtine de Leon Morell (2014)

Un roman peut-il raconter l'histoire d'une si grande oeuvre ? Pari réussi ? (Article initialement prévu le 10 octobre)

     Plongée directe dans l'histoire d'Aurelio, fils de paysan, amoureux du talent d'un certain Michel-Ange Buonarroti, beau comme personne et qui rêve de devenir sculpteur. Après que des mercenaires aient tué sa mère, Aurelio sent qu'il est temps pour lui de partir rejoindre Rome et Michel-Ange.

      Sur le chemin il fait la connaissance d'une jeune femme qui comme lui tente de rejoindre la capitale de la Chrétienté pour y vivre une nouvelle vie et réaliser ses rêves. Y arriveront-ils ?

     Aurelio aborde l'artiste à qui l'on vient tout juste de proposer de stopper son travail sur le futur tombeau du pape actuel, Jules, pour peindre le dôme de la chapelle Sixtine. Une malédiction pour le sculpteur qui ne se sent pas peintre et encore moins fresquiste. Il accepte qu'Aurelio devienne son apprenti. Sauf qu'il sera bien plus, la cause de son bonheur et de son malheur le plus total.

Le livre se veut aussi proche de la réalité que possible même si des personnages fictifs viennent se greffer.

     Et alors nous entrons dans l'intimité de cet artiste de légende, au sommet de son art. Et comme tout virtuose, Michel-Ange est un homme torturé par ses démons.

     Nous voyons tout cela du point de vue d'Aurelio, une âme vierge en quelque sorte qui porte un œil, non pas candide, mais comme innocent sur ce passage de l'histoire, la création de cette oeuvre unique.

En tant que lecteurs nous sommes transportés. La manière de raconter de l'auteur et son utilisation des personnages nous happent dans son récit.

     Et même si l'Histoire nous dévoile que la chapelle est finie, nous tremblons en même temps que l'artiste et sa bottega lorsque le projet connait des périls, des arrêts ou des menaces d'arrêt ; à croire que ce serait plus qu'un crime que cette fresque ne soit jamais finie.

Nous découvrons en parallèle la vie à Rome, avec ce mélange entre ce qui est grand et beau et petit et laid.

     L'auteur n'essaie pas de grandir l'histoire ou ses personnages. Ils sont ainsi, humains, authentiques. L'auteur avoue lui-même dans sa postface que Michel-Ange était tel qu'il avait tout d'un personnage de roman.

     L'auteur, dans cette postface, donne sa propre analyse de son livre ou plutôt un avis, ce qui l'a poussé, ce genre de révélation. Je vous invite à la lire.

Pas de magie, de dragon, de grande prophétie, et pourtant, ce livre est plus que fascinant. Bon d'accord, sans doute aussi que raconter l'histoire d'une des plus grandes oeuvres de l'humanité y soit pour quelque chose aussi.

Marion (Source image : médiathèque de Neuville)

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